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Le 20/06/2009 à 18:59 | Mis à jour le 22/06/2009 à 08:25
 

Basket - Pro A

L'ASVEL le voulait tant

Privée de Chevon Troutman, l'ASVEL a combiné malice et dévouement pour dominer une équipe d'Orléans maladroite (55-41), pousser son record à 17 titres de championne de France et éviter le tour préliminaire de l'Euroligue.
Le titre de champion de France 2009 est revenue à l'ASVEL, victorieuse d'Orléans (55-41).(AFP)
Le titre de champion de France 2009 est revenue à l'ASVEL, victorieuse d'Orléans (55-41).(AFP)

Qui peut remporter un match en rentrant un tir sur quatre ? En ratant plus de lancers francs qu'il n'en réussit ? En fait en marquant 41 points ? Probablement aucune équipe, et Orléans n'échappe pas à la règle. Si cette saison, l'Entente, deuxième de la saison régulière, finaliste aux As et du Championnat, a conquis haut la main ses galons de grande équipe française, elle doit encore apprendre à conclure. Vaincre, tant de Villeurbannais savaient le faire puisqu'ils étaient cinq ce samedi à avoir déjà été champions de France, Bogavac, Campbell, Foirest, Jeanneau et Sy. Ce sont ces cinq-là qui étaient sur le terrain durant l'essentiel du deuxième quart-temps, quand l'ASVEL a passé un incroyable 19-0, de 13-20 (12e) à 32-20 (19e). Privés de Chevon Troutman, blessé au dos dans la semaine, ce qui a semble-t-il démultiplié leur force, effet bien connu du sport de haut niveau, puis d'Ali Traoré, vite touché par les fautes, ces petits Villeurbannais ont déployé à ce moment-là une impitoyable défense de zone où les longs bras d'Amara Sy (MVP de la finale) et la si précieuse activité d'Eric Campbell ont fait merveille.

55 points qui ne disent pas tout

Et donc Orléans a disparu, comme si la formation de Philippe Hervé avait perdu la bataille avant de la livrer. Il est très rassurant de voir un sélectionneur national, en l'occurence Vincent Collet, qui aura une redoutable tâche à livrer cet été, déployer des trésors de malice, de compréhension du jeu adverse et de management comme il l'a fait en demi-finale face à Nancy, puis lors de cette finale. Mais il est vrai aussi que cette équipe était faite du meilleurs bois. Elle l'a notamment démontré en attaque, même si ses 55 points inscrits ne le montrent pas. Quand Orléans est revenu à sept points (40-33, 27e), jamais l'ASVEL n'a oublié de multiplier les renversements de balles qui ont fait sa réussite à Bercy, mettant en position des tireurs à trois points qui avaient fait leurs preuves depuis longtemps (7/16). Face à ce jeu poli, lêché, malicieux aussi à l'image du Monténégrin Bogavac, formidable recrue de milieu de saison, Orléans n'a jamais trouvé la solution et trois minutes plus tard, l'écart était remonté à +15 (48-33), avec un trois points de Foirest et un panier de Traoré. Miracle de l'alternance. Après trois quarts-temps, la messe était dite. Sept ans après son dernier titre, et avant même de voir son budjet augmenter fortement, l'ASVEL est de retour au premier plan. X.C. à Bercy

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